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"Monthly Herald"
http://www.monthlyherald.com/andre_rieu.htm
Juin 2004

LE GÉNIAL MAESTRO
ANDRE RIEU: SIMPLEMENT, LE MONDE MEILLEUR !
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André :
"j'aime les publics qui apprécient la musique ne faisant qu'un avec
l'orchestre, bougeant, murmurant ou tapant en rythme."
"J'ai passé mon enfance
dans un environnement de grande connaissance de la musique classique.
Mon père était un chef d'orchestre de musique classique, ainsi j'avais
l'habitude d'aller à ses concerts chaque semaine avec mes frères et
soeurs quand j'étais enfant. Nous étions si fiers de lui. Mais les
concerts classiques à cette époque étaient des affaires très sérieuses.
Tout était noir, il n'y avait aucune fleur et aucun effet de lumière. Je
ne pouvais pas comprendre cela. Si la musique était si belle, pourquoi
n'y avait-il aucun rire ? Pour moi, la vie semblait très grave et un bon
nombre de gens semblait vivre leur vie trop sérieusement. Et j'ai senti
la même chose au sujet de la musique classique. Par nature, je suis une
personne assez gaie, et je préfère avoir beaucoup d'humour dans ma vie.
C'est pourquoi je veux rendre mes concerts gais et pleins d'humour. Je
veux que les membres de l'orchestre et le public, comme moi, apprécient
la musique du coeur.
L'atmosphère lourde et réservé qui met un bon nombre de gens hors de la
musique classique est complètement absente de nos concerts." Ayant grandi
dans une grande famille musicale - mon père conducteur et presque tous mes
frères et soeurs sont des instrumentalistes - je n'ai entendu presque rien
autre que la musique classique : les symphonies et autre pièces pour grand
orchestre, la musique de chambre et l'opéra. |
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Une
fois tandis que j'étais toujours étudiant au conservatoire, j'ai été
invité à participer à un ensemble de salon, et quand j'ai joué ma première
valse avec eux - "Or et Argent" de Franz Lehar - c'était comme si j'avais
découvert un nouveau monde. Un tel rythme, ce 3/4 temps ! Je suis tombé
immédiatement sous l'emprise de cette musique et ai décidé que je ne voulais
plus jouer qu'elle. J'ai commencé à étudier les biographies des compositeurs
comme Strauss et Lehar et j'y ai trouvé que Johann Strauss n'a pas écrit ses
valses tellement pour l'exécution dans une salle de concert, mais plutôt
pour des rassemblements et des célébrations de fêtes où les jeunes dansaient
et étaient gais. Strauss jouait dans des parcs et les halls pour des grandes
assistances, qui s'amusesaient vraiment. On peut presque le comparer à nos
discothèques actuelles ! Depuis ma jeunesse, j'ai toujours regretté
qu'il y ait un si énorme gouffre entre les musiciens sur scène et le public
dans la salle de concert. J'ai mais un but simple dans mes concerts : faire
participer le public de telle manière que l'étincelle de cette merveilleuse
musique soit transférée directement sur eux!" |

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